Lewis Carroll

Charles Lutwidge Dogson dit Caroll Lewis est né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Cheshire.Son père est pasteur, et Charles est élevé dans une famille nombreuse, puisqu’ils sont onze enfants. La plupart d’entre eux sont gauchers et bégaient, comme c’est le cas de Lewis. Le psychanalyste Skinner y a vu la source de cette obsession du renversement et du miroir dans l’œuvre de l’écrivain.

L’enfance de Carroll se passe dans une sorte de cocon isolé et protecteur. Son père et sa mère sont des gens altruistes et doux.

Dans sa jeunesse, en particulier pendant les vacances, Charles Dogson s’amuse à éditer des revues locales, généralement éphémères… Autant de titres enchanteurs et enfantins, tels que La Comète, Le Bouton de rose, L’Etoile, Le Feu follet, Le Parapluie du presbytère et Méli-Mélo.

Cette époque fait déjà apparaître l’imagination et le talent de Lewis Carroll.

Dès 1845, il étudie à Rugby et à Oxford, au Christ Church College. Le choc est rude après des années de douceur familiale, et il est d’abord la cible de brimades visant sa timidité extrême. Mais le repli sur sa personnalité va permettre une expression décuplée de ses dons littéraires.

De 1855 à 1881, il y réside en tant que professeur de mathématiques, une science à laquelle il a consacré de nombreux traités. Il reste très solitaire, restant célibataire et affichant un grand détachement par rapport à ses étudiants.

Notons que, détail peu connu, Lewis Carroll s’est beaucoup impliqué dans la vie locale d’Oxford, en écrivant une douzaine de textes sur la vie quotidienne, de 1865 à 1896 : parmi eux, The New Method of Evaluation Applied to Pi, Des résidences étudiantes…

En 1856, Charles collabore avec The Train. Son rédacteur Edmund Yates lui propose un choix de quatre pseudonymes, parmi lesquels Dodgson retient « Lewis Carroll ». La même année, il achète son premier appareil photographique.

Toujours très timide, Carroll Lewis devient l’ami de plusieurs fillettes que, passionné de photographie (et réputé pour cela), il aime immortaliser. Parmi elles se trouve justement Alice Liddell, qui va lui inspirer Alice au Pays des Merveilles. Le célèbre ouvrage paraît en 1865.

L’œuvre est aujourd’hui encore un succès universel. A la fois fondamentale en littérature enfantine, elle déclenche aussi des passions chez les adultes, en particulier pour les jeux de logique et les jeux verbaux qu’elle développe.

En 1871 paraît la suite de ce roman, A travers le miroir (Through the looking glass – and what Alice found there). Le succès est quasiment aussi important que pour le premier opus. Cette fois, les personnages qui étaient des cartes à jouer sont devenus des pièces de jeu d’échecs. 
C’est leur candeur qui permet de retranscrire la réalité et d’en souligner les éléments absurdes.

En 1876 paraît La Chasse au Snark, une autre œuvre capitale de Carroll, écrite en vers et qui recèle des myriades d’interprétations symboliques possibles. Cet ouvrage fascine encore les critiques contemporains.

Au-delà des jeux de logique et de l’absurde, ce livre frappe par le recours aux thèmes de l’oubli, de la perte du nom et de l’identité.

En 1889 est publié Sylvie et Bruno, dont le succès est moindre, peut-être en raison de son sentimentalisme moralisateur. Mais on y retrouve un entremêlement du rêve et de la réalité.

Il s’agit de la dernière création de Lewis Carroll, qui décède le 14 janvier 1898 à Guildford.

Concernant Alice sous terre, rappelons que l’écrivain en a offert le manuscrit à Alice Liddell.

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